16.01.2010

Peillon paye ta chaise vide!

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Salut les jeunes, oui oui bon, ici on est sur un blog de nana futile dont la vie est rose et insouciante évidemment, tasspé niaise qui se contrefout royalement de l'actualité merveilleuse qui ornent nos LCDs au moment du 20h, mais quand même. Un petit rewind du débat qui (n')eut (pas) lieu pendant que je trinquais à quelques verres de Sagesse 2008 avec une amie en ce jeudi 14 janvier.

 

Ouh la calmez-vous. Point de révélation tonitruante ni de prise de position drastique, relisez le premier paragraphe, ha!, mais une simple petite remarque indépendamment du fait que je sois de gauche ou de droite.

 

Vincent Peillon avait accepté de participer à l'émission "A vous de juger" lorsque cela lui avait été proposé lors de la mi-décembre 2009; consentement attribué, je suppose, en relative connaissance de cause des conditions dans lesquelles se déroulerait le programme, à savoir sous la forme d'un débat ou d'un face à face traitant de l'évènement politique du mois.

 

Ainsi, chaque mois, les clowns qui représentent notre belle République se bousculent au portillon du PAF qui du mieux-mieux ira descendre l'adversaire et tirer la couverture sur leur nez rouge, et l'émission d'Arlette Chabot ne fait pas figure d'exception. Tout y passe, de l'insécurité à l'affaire Clearstream, de la crise financière aux Européennes, bref, l'actu en quasi-temps réel et qui fait jaser, cette émission réalisée en direct est une émission de débats politiques, et putain, ON-LE-SAIT.



Alors quoi?

 

La thématique du débat de jeudi n'a pas plu à Monsieur Peillon?
Aaaaah.

 

L'idée de se trouver face à Eric Besson et à Marine Le Pen l'agaçait?
Ooooooh.

 

 

Françaises, français, j'ai un scoop pour vous:


désormais nos politiques vont encore plus nous prendre

 

pour des cons.

 

 

Si si, c'est possible les gars!

 

Figurez-vous que dès à présent, ils auront la liberté de ne pas se pointer aux débats auxquels ils sont censés participer s'il s'avérait que le sujet ne leur convenait pas.. mais aussi le droit de nous planter si tant était que leur contradicteur ait le culot de ne pas militer au sein du même parti.

 

C'est énorme je trouve.

Et ça donne envie de voter.

Beaucoup-beaucoup-beaucoup.

 

Peillon refuse le débat évidemment sensible sur l'identité nationale.... débat public qui lui aurait permis de descendre dans l'arène et d'exprimer la position socialiste. Par contre il devient bien plus coopératif lorsqu'il s'agit d'occuper une double-page dans le journal people VOICI comme ce fut le cas à l'automne dernier.


Hein? Quoi?
Lâcheté vous dites?

 

Mais non mais non, it's just business as usual, i.e. du grand nawak.

 

09.09.2009

Grazia.fr censure?

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Autant ma déception fut de taille à la lecture du Grazia number 1, autant le flânage sur le site fut une beautiful surprise...

 

Car aaaah ouf, on y trouve de la vraie news de nana. Et dans "vraie news de nana", il y a le mot NEWS, si vous voyez ce que je veux dire!

 

Beauté, mode, culture, sexe, lifestyle, people, ... ok ce sont grosso-modo les mêmes topics que dans le mag papier .. à la différence près que là c'est FRAIS et que ça sent le NEUF. Exit l'info périmée, cette fois on est dans le tout-instantanné, le limite "breaking news", et I love IT.
Finalement, quand je me décide à cliquer sur la petite croix rouge en haut à droite, j'ai largement de quoi cancanner et frimer lors du lunchbreak avec les cops.

Et ça, j'veux dire, c'est CA-PI-TAL.

 

Sur le design, on a un fond blanc, des onglets, des pavés sur toute la page, quelques mises en avant, bref rien de bien original mais c'est clean et érgonomique, tous les ingrédients sont réunis pour en faire un webzine de poulette plutôt sympathique.

Grazia.fr est animé par une équipe dédiée de 10 personnes (journalistes, DA, marketeux & co compris) dont le leitmotiv semble être Energie. Envie. Enthousiasme.

A priori c'était bon donc, en ce qui me concerne la mayo avait vraiment bien pris sur ce coup-là.

 

Mais c'est dommage. Et oui, j'aurais bien voulu aller au bout de mon sentiment et dire tout le bien que je pensais de ce site, sauf que j'ai moyen apprécié la façon dont la censure est exercée.

 

Jugez plutôt:

 

Dans la rubrique "le débat", les commentaires sont ouverts pour nous permettre de... "débattre". Ainsi, l'un des sujets proposés hier était le suivant: "Le nouveau JT de M6: vraiment révolutionnaire?".

 

A question simple, réponse simple, j'ai commenté la chose suivante:

 

"c'est peut-être un peu tôt pour le dire.. tout comme il est trop tôt pour se prononcer sur la révolution supposée du magazine Grazia dans nos kiosques de presse :-) "

 

Gentil mon com' non? Enfin, ni gentil ni méchant, juste sincère et basta.
So WTF?

 

Et bien je vous le donne dans le mille...

 

Adios le débat.

Kapout, Spacibo, Do svidaniya, le commentaire a été exécuté fissa.

 

...

 

Or vois-tu, cher Grazia, j'ai pris le temps de te laisser un commentaire moi. Tu ne m'as rien demandé certes, mais j'estime que si tu ouvres les réponses sur cette rubrique, c'est que tu espères recueillir l'avis de tes lecteurs.

 

Je te conseille donc de commencer par faire preuve de discernement et d'arrêter la parano. Ce n'est pas en encourageant les commentaires lisses, bien léchés, et tout doux dans le sens de tes poils que tu susciteras le débat, sur des sujets aussi futiles soient-ils. De plus, tout virtuel que tu puisses être, tu n'en restes pas moins la vitrine online d'un organe de presse, et je ne serais pas loin de conclure que l'on frôle ici le paradoxe à son paroxysme.

 

Grazia.fr le site qui censure?


Forcément No, Grazie!

 

(bis répétita).