10.06.2008
La roulette (Partie 2/2)
J'espère que vous avez apprécié le petit folklore dont je vous ai gratifié il y a deux semaines. Gling Gling Gling, I won't take "no" for an answer, oui parce que l'ouverture d'esprit les gens, hein? L'ou-ver-ture... où qu'elle est?
Donc.
A propos du businessman russe, nous nous étions quittés sur les points suivants: Exigeance, Impassibilité, Richesse, penchants Capricieux, et Radinerie.
Dans cette deuxième partie, nous allons continuer à dresser son portrait-robot et je vais tenter de ne pas trop vous en dégouter car l'un dans l'autre et malgré tous les désagréments rencontrés, disons les choses clairement: le businessman russe est un bon parti (oooh de suite! non non... par "parti" j'entends parti professionnel, pas partie de jambes en l'air et prison dorée).
So....
6: Le businessman russe est indécis: il change d'avis toutes les 3 minutes, mais surtout il s'assure que tu te sois bien cassé le cul à lui ficeler un projet béton, pour te dire que oué mais non, finalement ce serait mieux de tout faire à l'envers. Le client est roi alors tu refais tout à l'envers et là il t'explique qu'il a bien réflechit et qu'en fait on va faire le projet précédemment proposé. Donc ok, tu lances la machine à gaz, et hop, arrêt des festivités, il te demande encore de bosser sur un axe totalement différent. Bref. Ne pas être chochotte quand tu bosses avec le russe ça peut aider, mais surtout il faut avoir les nerfs bien accrochés pour garder le smile. Parce que ce n'est pas tout, mais le russe est pressé et il ne comprend pas pourquoi il faut plus de 2 heures pour déplacer les montagnes. Cf. point number 1 de last week.
7: Le businessman russe aime ce qui brille: pas question d'aller à un meeting avec lui sans ta plus belle tenue, tes plus belles chaussures, et ton sac le plus cher. Si tu te ballades avec un Birkin au bras et des lunettes Chanel, le russe trouvera ça normal: "on est reçu selon l'habit et reconduit selon l'esprit" (petit adage russe que j'ai vite fait d'imprégner à mes neurones). Pour l'épater, donc, c'est simple, tu te colles des fringues de marque de la tête aux pieds, et tu auras une chance d'avoir l'air un peu crédible. Ce sera déjà ça de pris.
8: Le businessman russe aime qu'on l'aime: attention, surtout ne pas le complimenter, il s'en carre franchement, mais il appréciera que tu baragouines quelques mots de son langage avec lui. Pas question de devenir bilingue, mais connaître quelques bases de dialogue feront leur petit effet et seront matière à vous rapprocher à pas de géants.
9: Le businessman russe aime les cadeaux: aussi glacial soit-il, il apprécie cette attention. Surtout pas de champagne mais plutot un alcool fort comme un cognac, de l'armagnac, une liqueur, ou des cravates en soie (de marque), feront l'affaire. Et n'oubliez pas de chouchoutter les secrétaires qui accompagnent très souvent big boss lors de ses déplacements ou meetings. Un petit parfum ou une boîte de chocolats seront fortement appréciés si vous voulez vous les mettre in ze pocket.
10: Le businessman russe peut être méchant: je ne vous apprends rien, le russe n'est pas toujours un enfant de choeur. Regardez bien où vous mettez les pieds et ne traitez avec lui que si vous avez la certitude, non pas à 100%, mais à 500% de lui livrer en temps et en heure le projet/produit/service commandé. Dans le cas contraire, abstenez-vous car en cas d'insatisfaction, le russe n'hésitera pas à vous signifier son mécontentement en vous envoyant ses petits copains vous impressionner.
Pour conclure, je vous épargne un autre tube moscovite et vous gratifie à la place d'un petit proverbe bien de là-bas qui s'applique à tous les milieux professionnels et tous les pays du monde....: La bonne renommée reste couchée, la mauvaise court les chemins. Vous savez donc ce qu'il vous reste à faire: exceller.
06:36 Publié dans Bla Bla Moods & Misc... | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : business, russe, russie
26.05.2008
La roulette (Partie 1/2)

Dans le monde du travail, les relations humaines sont pour moi essentielles. Je ne dis pas que je bosse en y collant du sentiment, horreur, mais il est important que le feeling passe entre mon client/partenaire/collaborateur et moi, au delà de la sphère money only.
Le fait d'être une femme n'est en rien un handicap, au contraire. Avec les hommes, il suffit généralement de maitriser cet art de la manipulation qu'est la séduction, et avec les femmes, je joue sur les centres d'intérêts communs (même si je n'en ai pas) pour m'en faire des alliées solides. Hypocrisie me voilà, mais welcome to ze real world... la fin justifie les moyens, desolée.
Le décor étant planté, je dois aussi vous avouer qu'il y a une clientèle avec laquelle j'ai du bousculer mes codes de conduite. Après quelques années de pratique, et autant d'années d'apprentissage, d'emmerdes, et de rebondissements, je peux dire que bosser avec des russes peut s'avérer fructueux, certes, mais mieux vaut se préparer au choc des cultures pour éviter certains faux-pas.
Prêts?... Bon:
1: Le businessman russe est exigeant: il veut tout, tout de suite. Quand il vous envoie un mail, répondez-y dans la demi-heure même si vous êtes à l'autre bout du monde en train de pioncer. Quand il vous passe une commande, débrouillez-vous pour qu'elle lui soit livrée dans les 48 heures quelque soient vos contraintes de production & co. Je reste soft mais j'ai des centaines d'anecdotes à dormir debout tellement les exigences auxquelles j'ai fait face étaient surréalistes.
2: Le businessman russe est impassible: jamais de sourire, oh grand jamais, on n'est pas là pour déconner, business is business et gare à toi si tu fais une blagounette pour le détendre. Sers-lui plutot une dizaine de verres de vodka si tu veux qu'il défroisse ses sourcils d'un petit iota, mais ne t'aventures jamais en dehors du terrain professionnel, le russe n'aime pas ça.
3: Le businessman russe est riche: de rien pour le scoop, I know. Tout milliardaire qu'il est, le russe n'a aucun mal à dépenser 10 ans de salaire pour s'offrir un petit plaisir éphémère. Mais cette propension à la dépense à un prix.... cf. le point number 1.
4: Le businessman russe n'est jamais content: tu peux lui servir l'Amérique sur un plateau, et bien il te dira que l'Amérique ne le fait pas bander plus que ça et que l'Inde aurait été un choix plus judicieux. Tu peux aussi lui faire livrer Allessandra Ambrosio en DHL, le russe te dira que oué, ok, elle est pas mal mais qu'à la maison is ont bien mieux. Vous l'aurez compris... le russe trouve toujours matière à critiquer et à pinailler, c'est un capricieux.
5: Le businessman russe est ratchou: et oué, c'est difficile à croire, mais sa radinerie découle forcément de son insatisfaction permanente. Il n'est pas rare qu'il exige remboursement une fois le service consommé et apprécié, et il va te pourrir la vie pour récupérer 100%, 50%, ou 25% du montant payé. Pour lui c'est une question de principe, l'essentiel est de faire un geste. Or le russe qui traite avec moi ne se doute pas que sous la blondeur de mes cheveux, coule un sang oriental, alors autant vous dire que des gestes je n'en ai jamais fait.
Quoi d'autre?
Ha la liste est longue donc on va respirer un grand coup et se mettre dans l'ambiance en s'écoutant un petit folklore bien de là-bas. Nadezhda Babkina est une star en son pays alors on ne se déconcentre pas et on regarde la vidéo. Ca vaut le détour.
Non, ne me remerciez pas.
11:00 Publié dans Bla Bla Moods & Misc... | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : business, russe, travail, allessandra ambrosio, nadezhda babkina
18.09.2007
C'est beau l'amour des m-e
Vous avez remarqué la petite bannière là, à gauche ?
So… explications :
M-E = pas ‘moi’, mais ‘Micro-Entreprise’
Tututututu ça fuse hein. Cette campagne relayée par quelques dizaines de bloggeurs avait donc pour but de promouvoir le prochain Salon des Micro-Entreprises qui se tiendra à Paris du 9 au 11 octobre. Si vous êtes vous-même entrepreneur(se) ou que vous vous en sentez en l’âme, allez zoup, c’est le RV incontournable.
550 exposants + 120 conférences … si avec ça vous ne découvrez pas de nouveaux produits ou des solutions adaptées à vos besoins, si vous ne vous débrouillez pas pour réseauter ..… hummm alors peut-être faudra-t-il renoncer à vos projets... Je dis ça, je dis rien.
En attendant, je vous invite vivement à aller y faire un tour….. surtout si vous êtes :
> Créateurs et porteurs de projet
> Dirigeants de petites entreprises
> Artisans
> Professions libérales
> Commerçants
> Travailleurs indépendants
> Jeunes Entrepreneurs
> Réseaux d’accompagnement
> Repreneurs
Moi j’aime les gens qui ont cet esprit là, celui d’entreprendre, j’aime les gens qui se défoncent pour réaliser leurs rêves, j’aime les gens qui n’ont pas peur de relever des défis. Dans le cadre de cette campagne, je dois donc parler de 3 micro-entreprises que j’admire, qui me tiennent à cœur.
Je vous propose donc de me faire part de votre expérience d’entrepreneur en 2-3 lignes, dites-moi pourquoi votre start-up est si particulière, pourquoi elle doit être citée sur ce blog. Parmi les réponses que je recevrais, j’en sélectionnerai 3 qui m’auront le plus convaincue.
Bon et si mes lecteurs ne sont pas des entrepreneurs, c'est pas grave (vous z'aime quand même hein), je citerai 3 entreprises de mon entourage qui ont le mérite d’être exceptionnelles à mes yeux.
Alors…. prêts ? Vous avez jusqu’à vendredi 21 septembre pour m’envoyer votre prose, soit dans les commentaires, soit par email.
Ps : pour obtenir votre badge d’accès gratuit et visiter le Salon, cliquer ici.
15:08 Publié dans Bla Bla Buzz..., Bla Bla Events... | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : salon des micro-entreprises, start-up, business, you to you, do you love me, buzz





